23déc
2019Management et performances

Comment être un manager agile ?

4 minutes

    Le management situationnel c'est adapter son management à la situation.

    Savez-vous comment vous y prendre et connaissez-vous les effets positifs qui en découlent ?

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    Il n'y a pas de style de management idéal, l'équipe est composée d'individualités toutes différentes.

    Il y a un classement des collaborateurs à faire :

    -       Par compétences : les connaissances, le savoir-faire et le potentiel.

    -       Par engagement : le bon vouloir, la motivation et la confiance en soi.

    L'efficacité est liée à la capacité du manager à adopter des comportements qui conviennent le mieux à la situation.

    Le manager doit donc adapter son style de management en fonction de la compétence, de la motivation et du caractère de chacun.

     

    Effets positifs.

    Le management situationnel permet de prendre du recul avec ses propres méthodes de management. Cela rend le manager plus souple et en accord avec ses subordonnés.

    Avec ces bonnes pratiques le manager donnera plus d'autonomie aux membres de son équipe.

     

     

    Comment mettre en œuvre le management situationnel ?

    Tout d'abord il faut distinguer les quatre niveaux de maturité des collaborateurs.

     

    Comment définir le niveau de maturité ?

    Vous avez deux questions à poser. Une concernant les compétences, l'autre à propos de l'engagement. Ce qui nous donne 2 x 2 réponses.

     

    Maturité « faible » :

    -       Pas de connaissance.

    -       Peu motivé.

    Maturité « moyenne faible » :

    -       Manque de connaissances.

    -       Motivé.

    Maturité « moyenne – élevée » :

    -       Connaissances.

    -       Manque de motivation.

    Maturité « élevée » :

    -       Compétent.

    -       Motivé.

     

    Identifier le stade de maturité.

    Il faut accompagner vos collaborateurs dans leur évolution, sachant que la maturité professionnelle peut évoluer dans le temps. Le manager doit systématiquement adapter son comportement, en restant à l'écoute.

     

    « Le manager devra être présent et exigeant au départ. »

     

    Agilité = adaptabilité.

    Dans un deuxième temps, il faudra adapter votre management à chaque situation.

     

    Une fois que vous connaissez la maturité de vos collaborateurs, vous allez pouvoir mettre en relation les modèles suivants :

     

    Maturité « faible », adoptez un management directif : vous dirigez !

    -       Directif. Il encadre de près le personnel peu expérimenté, donne des ordres précis, individualise les instructions et fait des contrôles régulièrement.

    Maturité « moyenne faible », c'est le management persuasif, vous entraînez.

    -       Persuasif. Il laisse peu d'autonomie, explique le pourquoi et le comment et contrôle les résultats très fréquemment.

    Maturité « moyenne – élevée », le management devient participatif : vous épaulez.

    -       Participatif. Le manager laissera plus d'autonomie et permettra aux collaborateurs de participer à la prise de décision.

    Maturité « élevée », c'est le management délégatif, le plus souple.

    -       Délégatif. Le manager laissera le collaborateur prendre ses propres décisions. Ce dernier en informera son supérieur ultérieurement. Les contrôles deviennent des formalités. Ce style de management permet de développer la prise d'initiative et de partager la responsabilité. Le manager donnera le droit à l'erreur à son collaborateur pour qu'il comprenne plus vite et qu'il s'améliore continuellement.

     

    Mes conseils d'expert en bonheur au travail.


    Absence de solution universelle.

    Reconnaissez qu'il n'y a pas de style universel de management, le bon manager sait s'adapter. Les attitudes changent avec le temps, il faut donc une adaptation permanente. Il y a des progressions, et aussi des régressions par une baisse de moral ou d'efficacité par exemple.

     

    Ecoute dans tous les sens du terme.

    Le manager doit rester à l'écoute et prendre en compte le caractère de ses collaborateurs.

    Retenez que l'efficacité réside dans la capacité du manager à appliquer le style le plus adapté.

     

    Souplesse des styles.

    Pour mettre en œuvre le management situationnel, le manager devra être flexible pour pouvoir passer d'un style de management à un autre en fonction de la situation. Le manager abordera tous les styles de management étape par étape.

    Le management situationnel s'appelle également le « manager agile » car il a de l'agilité pour passer d'un style à un autre : le manager s'adapte !

    Ce terme est utilisé notamment dans la gestion de projet, nous l'appliquons maintenant dans le rôle de manager en général.

     

    Que pensez-vous du management situationnel ? Écrivez-le en commentaire.